Le Mont Barre
Vue d'ensemble
Vue d'ensemble - CD81
Barre

Le Mont Barre

Biodiversité remarquable
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Un petit village d’éleveurs ; pierres de grès ocre et toits d’ardoises noires… Un chemin aérien qui s’enroule autour d’un sommet arrondi… Tout en haut, une pelouse rase pour s’assoir et contempler le Lacaunais.

« KLI-KLI-KLI » et « GUECUEGUEG »
Un « kli-kli-kli » clair venant des airs, c’est la voix du faucon crécelle en vol. Le redoutable petit rapace voltige haut dans le ciel, battant frénétiquement ses ailes pointues et observant le sol. Dès qu’un mulot apparaît, le faucon crécelle se laisse alors tomber sur lui. Les rongeurs sont ses prises favorites. Accessoirement, il mange des sauterelles et divers insectes.
Un « gueguegueg », c’est la parlé du busard cendré. D’un peu plus d’un mètre d’envergure, ventre blanc et extrémité des ailes noires, la voilure coudée, l’oiseau chasse à quelques mètres du sol, souvent au crépuscule. Petits mammifères, œufs, d’oiseaux et gros insectes assurent sont quotidien. Il se repose à terre , jamais il ne dort dans les arbres.


Les 5 patrimoines à découvrir

  • Le village de Barre
    Le village de Barre - CD81
    Histoire

    Le village

    Aux confins des Départements du Tarn et de l’Aveyron, le village de Barre (du mot Gaulois « bar » signifiant « hauteur ») était un lieu stratégique entre Pays des Ruthènes et la province romaine de la Narbonnaise.
    Barre a connu un maximum de population vers la fin du XIXème siècle : vers 1900, le village compte près de 350 habitants.
    Ici même, sur cette place avaient lieu de nombreux bals et fêtes populaires. C’est là aussi, que progressivement, s’installèrent les marchands et les ventes de bétail. Dans ce lieu privilégié, carrefour des activités du village et de ses relations extérieures, se dressaient, il y a quelques années, les ateliers du forgeron « lou Fabrou », celui du menuisier, ou encore du dénommé « Patatrac » à la fois voiturier, charcutier, fabricant de fromages, ramasseur de lait …
    Aujourd’hui Barre affiche son dynamisme entre tradition et modernité, le village abritant encore quelques bergeries et l’entreprise de fabrication des « chips de Barre » !

  • Feuille hêtre
    Feuille hêtre - CD81
    Flore

    Histoire de feuilles

    En gravissant le versant du Mont Barre, le sentier côtoie une variété déjà intéressante d’arbres de caractères bien particuliers. Aux cimes élancées des épicéas succèdent le port tortueux et les branches noueuses d’un grand Hêtre, là, se dresse le bouquet de tiges d’un taillis de noisetiers, ici, s’impose la masse sombre des Pins, tandis que, plus discret, le Houx se fraie un passage en sous- bois.
    Quelques espèces seulement mais déjà un formidable herbier grandeur nature pour comparer les écorces crevassées et celles plus lisses, l’organisation des branches, libre ou régulière, les feuilles échancrées, dentelées, épineuses ou délicatement arrondies.
    Dès l’automne, certains arbres (frêne, noisetier) perdent leurs feuilles, d’autres les conservent (Pins, Epicéas, Houx), en fait, semblent les conserver, car ils perdent et remplacent aussi leurs feuilles usagées mais petit à petit, tout au long de l’année. D’autres comme le Hêtre peuvent garder leurs feuilles mortes tout l’hiver (c’est la marcescence).

  • Busard Saint Martin
    Busard Saint Martin - CD81
    Faune

    Les busards

    De son vol indolent, souple et silencieux, il inspecte en rasant les landes à genêts qui couvrent les pentes des Monts Barre et Gos.
    Busard Cendré ou St Martin, la différence entre les deux espèces est très difficile à remarquer pour les non initiés. Les mâles sont de teinte grise cendrée, légèrement plus claire pour le St Martin. Les femelles sont quasiment identiques entre elles, de couleur brune, elles sont repérables à leur croupion barré d’une bande blanche caractéristique.
    C’est dans les landes ou les friches que les busards construisent leur nid à même le sol.
    La régression de ces espaces dans bien des régions les conduit à nicher dans les cultures céréalières où les couvées sont très vulnérables au moment des travaux agricoles. Cependant, de plus en plus, des agriculteurs ayant pu les repérer prennent soin d’épargner les oisillons en contournant les abords du nid avec leur moissonneuse.

  • Landes montagnardes
    Landes montagnardes - CD81
    Flore

    Landes montagnardes

    Sous les sommets de pelouses pâturées, les pentes du Mont Barre sont couvertes de landes à genêts, ajoncs et bruyères Cendrées. Ces peuplements, régulièrement incendiés autrefois, étaient caractéristiques des dômes qui couronnent les reliefs des Monts de Lacaune, avant que la forêt ne regagne une large part de ces espaces. La présence moindre des troupeaux permet aujourd’hui aux Genêts de reconquérir les anciennes pelouses en partie médiane du versant. La caractéristique de ces végétaux réside dans leur parfaite adaptation à des conditions souvent bien difficiles. Ainsi sont-ils capables de subir de forts écarts de température ou d’humidité, de résister aux incendies et même au pâturage. Les gousses noires du Genêt à balais explosent avec la chaleur, expulsant les graines jusqu’à 2 mètres de distance !

  • Pie grièche écorcheur
    Pie grièche écorcheur - CD81
    Faune

    Pie Grièche écorcheur

    Fréquentant les landes sèches, les prés bordés de haies épineuses, cet oiseau insectivore a la particularité d’empaler ses proies sur les épines des buissons, véritables garde-manger en prévoyance des périodes de disette due aux aléas climatiques.
    Le Mont Barre est un lieu privilégié pour effectuer ses affûts, du haut d’un perchoir (poteau, fil, branche morte, poteau de clôture). Elle arrive dans nos régions au début du mois de mai en provenance d’Afrique transsaharienne jusqu’en septembre.
    La pie grièche écorcheur est une espèce bio-indicatrice, sa présence témoigne d’un milieu campagnard riche et diversifié, avec des haies, des herbages et une abondance d’insectes.


Description

  1. Du calvaire central, monter jusqu'à la poste. Devant prendre à droite. Sur la placette du lavoir, se faufiler dans la ruelle à gauche. Traverser le carrefour, 20 m après, monter la première ruelle à droite. Longer l'église par le bas. Descendre le premier sentier à gauche d'une habitation. En bas, virer à droite à l'angle d'une croix.

  2. Sur la route, choisir à gauche. Traverser direction ''relais du Mont Barre''. À la patte d'oie, monter à droite. 50m après, continuer tout droit. Au col, partir à droite direction la ''table de lecture du Mont Barre''. Du mont Barre, revenir au col. Monter en face vers le mont Gos.

  3. Au relais et à la croix, descendre à droite direction Gos. Sur le chemin, bifurquer à gauche.

  4. Au croisement de la carrière, tourner à gauche. À la patte d'oie et sur la route, prendre à gauche.

  5. Visiter Gos.
    Revenir sur ses pas jusqu'à la carrière.
    Au point 4, prendre à gauche. Laisser le chemin de gauche.

  6. À l'intersection avec le chemin aller de la montée, descendre en épingle à gauche. Rejoindre la route, puis le calvaire de Barre par le parcours aller.
  • Départ : Du calvaire central, Barre
  • Arrivée : Au point de départ
  • Communes traversées : Barre

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

Difficultés: Brouillard fréquent

Espace naturel sensible
Protéger, gérer et sensibiliser, la politique ENS du Département vise à agir sur des sites naturels en propriétés départementales ou en appui technique et financier de porteurs de projets.

Lieux de renseignement

Bureau d'information touristique de Murat

10 rue de la salle des fêtes, 81320 Murat-sur-Vèbre

https://www.tourisme-montsetlacsenhautlanguedoc.com/murat@tourismemlhl.fr05 32 11 09 46

Accès routiers et parkings

Barre, à 15 km au nord-ouest de Lacaune, à 63 km à l'est de Castres par les D622, D62 et la D69.

Stationnement :

Parking à l'entrée du village

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