ENS de la forêt de Sérénac
Forêt
Forêt - CD81
Andouque, Saint-Julien-Gaulène, Sérénac

ENS de la forêt de Sérénac

Embarquer cet élément afin d'y avoir accès hors connexion
Située entre 300 et 390 mètres d’altitude, la forêt de Sérénac est composée de chênes rouvres, hêtres, charmes et châtaigniers, de landes à bruyères et à genets sur anciennes coupes forestières, de plantation de résineux (pins et Douglas essentiellement) et de chênes rouges d’Amérique (introduits ici au milieu du 20ème siècle). D’une superficie d’environ 200 ha, cette forêt qui fut forêt domaniale de Valence d’Albigeois, avant d’appartenir à la compagnie des houillères d’Aquitaine, a été acquise en 1976 par le Département du Tarn. Référencée Espaces Naturels Sensibles du département, la gestion de ce patrimoine forestier, dans le cadre de sa politique environnementale, vise à concilier la maîtrise des flux de visiteurs, la protection des milieux naturels et l’exploitation forestière. Certifiées PEFC, la gestion est conduite en partenariat avec l’Office National des Forêts et dans le cadre du Régime Forestier. La Ligue pour la protection des Oiseaux du Tarn indique la possibilité de nidification de 64 espèces d’oiseaux environ ! 84% des espèces notées sont protégées, et 11 appartiennent à la catégorie « valeur patrimoniale ». De récents inventaires ont permis de classer le massif de Sérénac comme réservoir de biodiversité pour la préservation et la conservation des chauves-souris forestières. L’enjeu est fort et peut être un gage de légitimité à l’action conservatoire de cet Espace Naturel Sensible à lui tout seul.

Les 11 patrimoines à découvrir

  • À la découverte des richesses de la forêt
    À la découverte des richesses de la forêt - CD81
    Flore

    À la découverte des richesses de la forêt

    Les peuplements forestiers, essentiellement composés de feuillus avec comme essence prédominante le chêne, possèdent des arbres atteignant l’âge de 180 ans ! Leur exploitation produit du bois d’œuvre. Ces boisements recèlent de nombreux oiseaux, insectes et petits mammifères dont certains rares pour le département, comme certaines espèces de chauves-souris. Ils abritent également une flore riche, variée mais fragile.

  • Arbre mort
    Arbre mort - CD81
    Flore

    L’arbre mort dans tous ses états

    Dans une forêt, les arbres naissent, grandissent, puis avec le temps, meurent lorsque la sève n’alimente plus le bois.
    En tombant, l’arbre mort laisse alors apparaître ses racines qui deviennent ainsi une zone de refuge ou de repos pour les petits mammifères terrestres (mulots, musaraignes), les reptiles et les amphibiens qui y trouveront également une source de nourriture sous forme de champignons, de plantes et d’invertébrés. Le bois mort est très vite envahi par les champignons xylophages (champignons dont le régime alimentaire est composé de bois mort ou vivant) et les insectes saproxyliques (insectes qui ne consomment que le bois en décomposition) qui s’en nourrissent, participant et accélérant ainsi à sa décomposition.

  • Les oiseaux de la forêt
    Les oiseaux de la forêt - CD81
    Faune

    Les oiseaux de la forêt de Sérénac

    Des investigations réalisées par la Ligue pour la protection des Oiseaux du Tarn témoignent de  la possibilité de nidification de 64 espèces d’oiseaux environ !

    84% des espèces notées sont protégées, au sens où elles ne figurent pas dans la liste des espèces chassables et/ou pouvant faire l’objet d’une opération de régulation, et 11 appartiennent à la catégorie « valeur patrimoniale ».
    Parmi les rapaces diurnes on retrouve l’épervier, le faucon crécerelle, la buse variable, la Bondrée apivore et parmi les rapaces nocturnes on trouve le Hibou moyen Duc la Chouette hulotte.
    On reconnaît un rapace à son bec crochu, aux griffes qu’il a au bout des pattes, que l’on appelle des serres, et enfin à ses yeux qui lui octroient une excellente vue.
    Les rapaces avalent leurs proies sans les mâcher et sans trier. Tout ce qui n’est donc pas digéré (os, poils, fragments de carapaces d’insectes) est recraché par l’oiseau sous forme de pelotes appelées « pelotes de réjection ».

  • Pic épeiche
    Pic épeiche - CD81
    Faune

    Les pics

    Les cinq espèces de Pic sont présentes dans la forêt de Sérénac. On retrouve le Pic vert, Pic épeiche, Pic Epeichette, Pic Mar et Pic noir ! La densité d’arbres et surtout la présence d’arbres morts ou très anciens favorisent leur présence.

  • Ecureuil roux
    Ecureuil roux - CD81
    Faune

    Les mammifères de la forêt de Sérénac

    Parmi les mammifères de la forêt, on peut notamment distinguer les petits mammifères (l’écureuil, le mulot, la belette...) et les grands mammifères (le renard, le sanglier, le chevreuil...).
    L’écureuil est une espèce vertébrée arboricole c’est-à-dire qui vit dans les arbres. L’Écureuil roux est le plus gros des rongeurs de la forêt. Il est reconnaissable à son pelage roux et à sa queue en panache. il vit en moyenne entre six et sept ans. Il se nourrit des oeufs qu’il vole aux oiseaux dans leur nid, de noisettes, de glands, de cônes de pin, d’insectes ou encore de chenilles. Comme les oiseaux, les écureuils construisent des nids pour venir y dormir et se reproduire. De forme conique, ses nids sont faits de branches, mais aussi de feuilles. La reproduction a lieu de décembre à juillet. La gestation dure 38 à 39 jours. En général, la femelle met bas 3 ou 4 petits, parfois la portée peut être composée de 10 petits !

  • Chauve souris
    Chauve souris - CD81
    Faune

    Les chauves-souris

    Les chauves-souris appartiennent à l’ordre des Chiroptères. C’est le seul mammifère à pouvoir voler !
    Les chauves-souris constituent un patrimoine naturel remarquable et participent à l’équilibre des milieux naturels, entre autres forestiers. Avec 16 espèces identifiées en seulement quelques nuits d’enregistrements, la forêt départementale de Sérénac possède une richesse patrimoniale indéniable. Les diverses activités peuvent influencer la présence des chiroptères lors de leurs différentes phases biologiques (hibernation, repos, mise bas …). Parmi ces espèces, certaines possèdent un enjeu patrimonial plus important comme le Murin de Bechstein, ou sont rares localement comme le Molosse de cestoni ou le Murin d’Alcathoe.

  • La lucane
    La lucane - CD81
    Faune

    Le Lucane Cerf-volant

    Avec son allure complètement atypique le Lucane cerf-volant doit son nom à ses immenses mandibules chez le mâle qui s’apparentent à  celles du Cerf élaphe !
    Malgré sa stature, jusqu’à 8 cm, le Lucane est inoffensif. Sa larve s’occupe de décomposer le bois mort participant au cycle de vie de la forêt, et des prédateurs tels les Pics qui s’en nourrissent à moins que ce ne soit le Geai des chênes qui ne se saisisse d’un adulte laissant au sol quelques restes de son repas dont les fameuses mandibules !

  • La forêt
    La forêt - CD81
    Flore

    La forêt, un espace sensible – les dangers du dérangement/piétinement

    Se promener dans la nature et respirer l’air frais apportent un sentiment de liberté et de quiétude. Mais en exerçant à titre individuel une activité de loisirs en plein air, nous sommes souvent une source de dérangement. A l’écart des chemins fréquemment parcourus, nous nous déplaçons en effet dans les mêmes espaces que ceux recherchés par la faune sauvage pour leur tranquillité. Dans de nombreux cas on ne remarque même pas que des animaux ont pris la fuite, car on ne les voit pas. Un dérangement n’a pas toujours un impact négatif sur les animaux. Cela dépend de la période, du lieu, de la fréquence, de l’intensité ainsi que du type de dérangement.
    Les conséquences négatives peuvent être immédiates, comme par exemple un changement hormonal ou une accélération du rythme cardiaque après une fuite. Si les pertes énergétiques causées par le stress ou les fuites se répètent souvent, l’état physique de l’animal peut se détériorer drastiquement. En hiver, cela peut mener à la mort, car les ressources alimentaires pouvant compensé les pertes énergétiques se font très rares.

    Pour ces raisons il est fortement conseillé de rester sur les chemins et de ne pas crier dans les secteurs sensibles durant tout le printemps (période de nidification) et en hiver (période d’hibernation). Les chiens non tenus en laisse peuvent dénicher des oiseaux ou effrayer des espèces au cours d’un cycle de vie sensible.

  • L'exploitation du bois
    L'exploitation du bois - CD81
    Flore

    La fonction de production

    Réalisée en conjuguant les exigences économiques, écologiques et sociales, la gestion sylvicole privilégie une gestion qualitative, garante d’une exploitation durable économiquement performante et respectueuse de l’environnement.
    L’objectif est d’obtenir une production diversifiée en qualité et en volume de bois d’œuvre. Un plan simple de gestion est rédigé pour 15 ans, ce dernier doit prendre en compte les exigences écologiques de la forêt en prévoyant notamment de laisser certaine zone en îlot de vieillissement ou de senescence.

  • Un rôle social et récréatif
    Un rôle social et récréatif - CD81
    Histoire

    Un rôle social et récréatif

    Afin de répondre à une demande sociale croissante, le Département a créé des sentiers de découverte, de randonnée, des parcours sportifs et des aires de détente.
    Au cœur de ces massifs, les bases départementales mettent en œuvre des actions pour développer la pratique sportive et sensibiliser le public à l’environnement.

  • La forêt
    La forêt - CD81
    Flore

    Les habitats forestiers et niches écologiques

    La forêt rassemble des milieux diversifiés, denses, au niveau du sol et de la cime des arbres, ou plus aérés entre les troncs. Cette diversité de milieux abrite ainsi des habitats différents pouvant accueillir de nombreux animaux qui y trouveront de quoi manger, dormir, se protéger et se reproduire.
    Chaque espèce choisit son habitat en fonction de ses besoins, ce qui détermine sa niche écologique. La niche écologique d’une espèce représente donc l’espace dans lequel une espèce se sent bien et où elle trouve tout ce dont elle a besoin pour se nourrir et se reproduire. Elle prend ainsi en compte son habitat, son régime alimentaire, ses rythmes d’activité et ses relations avec les autres espèces.


Recommandations

Le printemps et le début d’été sont les périodes les plus sensibles pour la Nature, participez à la quiétude des espèces en adoptant un comportement respectueux, pas de cris, gardez les chiens en laisse.

La forêt est également un lieu de production et de gestion, respectez les restrictions liées aux travaux forestiers.

Restez sur les chemins balisés
Espace naturel sensible
Protéger, gérer et sensibiliser, la politique ENS du Département vise à agir sur des sites naturels en propriétés départementales ou en appui technique et financier de porteurs de projets.

Lieux de renseignement


Météo