Sentier de découverte des Infournats
Une vallée sauvage et escarpée
Avec l’effondrement du Pont du Diable à la fin du XIIIe siècle, le hameau des Infournats a progressivement périclité au profit d’un plateau où l’agriculture s’est mécanisée tout au long du siècle dernier, vidant la vallée de ses habitants. Aujourd’hui, la quiétude des lieux et l’escarpement du versant confèrent au site toute sa magie.
Le sentier zigzague au cœur des pentes boisées jusqu’au Viaur dont le cours résonne tout le long de la descente. Sur la berge, la loutre d’Europe règne en maître sur les écrevisses américaines dont elle se délecte, le hibou grand-duc, observe sur un éperon rocheux. Longeant la berge tel un long courrier, la plus grosse de nos libellules, l’Anax Empereur, fonce plein amont d’un bruit sourd et régulier.
Le sentier escarpé des Infournats se mérite, mais les nombreux points d’intérêts qui le jalonnent sont autant de prétextes à faire une pause et reprendre son souffle.
Les 6 patrimoines à découvrir

La chapelle des Infournats
PatrimoineLa Chapelle des Infournats
Construite au XII ème siècle, cette chapelle d'origine romane, en garde des traits caractéristiques : étroitesse des ouvertures, épaisseur des murs, voûte en berceau. Cependant, de nombreux remaniements au cours des siècles ont modifié sa structure et son aspect.
L'ajout le plus facile à repérer est le portail d'entrée dont le style gothique flamboyant comme la nature de la pierre (du grès) tranchent nettement avec le reste de l’édifice.
Le hameau Les Infournats
PatrimoineLe hameau des Infournats
En 1866, avec 22 ménages et 101 habitants le village connaît son maximum démographique. Ses habitants, des paysans très petits propriétaires (moins de dix hectares) quittent presque tous les lieux, dans la seconde moitié du siècle, pour s’installer sur le plateau mieux adapté aux évolutions de l’agriculture et de la circulation. La crise du phylloxera de 1886 a sans doute accéléré cet exode vers le plateau. On retrouve encore par endroit, les restes de vignes qui couvraient en terrasses les abords du hameau. Témoins vivants d’une activité disparue…

Salamandre
FauneLa mare forestière
La mare forestière attire une multitude d’espèces parfois très différentes de celles rencontrées dans la rivière Viaur. En effet, ici aucun poisson n’est présent. Les larves, tritons, salamandres peuvent effectuer leur cycle de vie sans être ennuyés par les poissons.
Certaines plantes affiliées aux milieux humides y ont élu domicile comme les Carrex pendula ou les joncs diffus, déjà présents dans les fossés et bordure de chemin.
La salamandre est une espèce forestière qui ne se rend dans les zones en eau que pour y déposer ses embryons. Elle se nourrit de petits invertébrés comme les cloportes, les limaces ... Elle a la faculté extraordinaire de pouvoir régénérer des parties de son corps perdues ou meurtries ! Le triton palmé, lui, vient s’accoupler dans la mare où ses larves sont reconnaissables à leurs branchies. Elles passeront 6 à 9 semaines dans l’eau avant de regagner la terre ferme après avoir accompli leur métamorphose.
La rivière Viaur
FauneLa rivière Viaur
La rivière est fréquentée par de nombreuses espèces de poissons d’eau douce de seconde catégorie. De nombreux poissons blancs comme le gardon, l’ablette, le barbeau ... Mais aussi de carnassiers comme la perche, le sandre et le brochet. Les zones de courant plus soutenu peuvent accueillir quelques truites fario.
La loutre fait son grand retour sur le Viaur, la prolifération d’écrevisses américaines lui a permis de trouver une nourriture abondante et facile pour ce “super prédateur” d’1,20 m pour 12 kg ! Il n’est plus rare de l’apercevoir à qui sait se montrer discret !
Une multitude d’insectes vient se reproduire et mourir sur la rivière achevant le cycle de la vie en nourrissant par la même occasion de nombreuses autres espèces d’oiseaux (bergeronnette des rivages, cincle plongeur ...) Mais aussi de poissons et de libellules qui sont très nombreuses sur cette rivière, la plus spectaculaire étant l’Anax Empereur. Celle-ci est la plus grande d’Europe avec 8 cm de longueur pour une envergure de 11 cm. Elle ne passe pas inaperçue avec ses allures de long-courrier. La larve très carnassière peut manger des mollusques ou têtards plus gros qu'elle !
La loutre
FauneLa Loutre
Elle est de retour dans la vallée du Viaur ! Longtemps chassée pour sa fourrure et sensible à la présence de l'Homme, elle est aujourd'hui protégée par loi mais reste l'un des carnivores les plus menacé en France. La loutre vit en solitaire et est très difficile à apercevoir malgré ses 12 Kg pour 1,20 mètre en moyenne ! Elle se nourrit de poissons et d'écrevisses (américaines et invasives !), nombreuses dans le Viaur, et affectionne les eaux non polluées.

Le balbuzard
FauneLe Balbuzard pêcheur
Rapace diurne piscivore de taille moyenne aux longues ailes étroites. De la famille des aigles, pour le reconnaitre : aucun autre oiseau de proie ne montre un contraste aussi fort entre le dos brun foncé et la poitrine blanche nette !
Compte tenu de son alimentation très spécialisée pour ne pas dire exclusive, le balbuzard séjourne à proximité de milieux aquatiques. Cet oiseau migrateur hiverne en Afrique subsaharienne.
On le rencontre sur les bords du Viaur, on peut constater sur les rochers de la rivière la présence de ses déjections constituées exclusivement de restes de poissons...
Description
- Devant le panneau, suivre la direction « sentier des Infournats », descendre à gauche vers la chapelle, arriver sur la route, continuer tout droit puis à droite en direction du chemin herbeux et longer le mur de soutènement en direction de la parcelle de résineux. Contourner la mare (le chemin se rétrécit en rentrant dans la parcelle d’épicéas). Continuer l’itinéraire entre les anciennes terrasses. Descendre rive droite le long du talweg et suivre les aménagements (marches en bois). Contourner les vestiges d’une ancienne habitation, traverser les passerelles en bois et poursuivre le cheminement sur les terrasses.
- Au carrefour, poursuivre à gauche sur la piste forestière en direction du pont du Diable. A la patte d’oie, s’engager à droite sur le chemin, puis suivre les marches en bois. Descendre jusqu’au pont du Diable. Longer la rive gauche du Viaur vers l’amont sur 700 m. Au niveau des radiers formés par le cours d’eau, quitter les berges pour la piste d’exploitation forestière, continuer l’itinéraire entre les robiniers faux acacias, remonter au-dessus du barrage et longer la rive. Au carrefour, tourner en épingle et remonter par la piste principale.
- Au carrefour des pistes, laisser les chemins d’exploitation pour le chemin muletier qui remonte vers la chapelle. L’itinéraire serpente entre les vestiges des cultures en terrasses pour retrouver l’itinéraire de départ : tourner à gauche vers le hameau, puis sur la route, remonter vers la chapelle.
- Départ : Parking à proximité de la chapelle, Jouqueviel
- Arrivée : Lieu de départ
- Communes traversées : Jouqueviel
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
Ne convient pas aux personnes à mobilité réduite. Parcours escarpé avec passages aménagés. Déclivité importante, bonnes chaussures obligatoire !
Le printemps et le début d’été sont les périodes les plus sensibles pour la Nature, participez à la quiétude des espèces en adoptant un comportement respectueux en restant discret !
Restez sur les chemins balisés.
Emportez les fleurs dans votre appareil photo !
Lieux de renseignement
Office de tourisme du Ségala Tarnais, Point d’Accueil Touristique de Carmaux
Place Gambetta, 81400 Carmaux
Office de tourisme du Ségala Tarnais, Point d’Accueil Touristique de Monestiés
Place de la Mairie, 81640 Monestiés
Accès routiers et parkings
Jouqueviel, situé à 20 km au nord-ouest de Carmaux par la D 905, D 53 (après Mirandol) et D 153.
Stationnement :
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